Cérémonie du Thé…petits morceaux choisis


Il est assez difficile d’exprimer par des mots l’émotion ressentie lors d’une Cérémonie du Thé. Certains ont assez bien réussi, je leur laisse toute la place…


« Le Thé n’est rien d’autre que ceci : Faire chauffer de l’eau, Préparer le thé, Et le boire convenablement. C’est tout ce qu’il vous faut savoir »

« Fais un délicieux bol de Thé ; dispose le charbon de bois de façon à chauffer l’eau ; Arrange les fleurs comme elles sont dans les champs ; En été évoque la fraîcheur, en hiver, la chaleur ; Devance en chaque chose le temps ; prépare-toi à la pluie ; Aie pour tes invités tous les égards possibles. »

(Sen No Rikyû)



thé Labit

« Je tiens dans mes mains un bol de Thé ; je vois la totalité de la nature représentée dans sa couleur verte. En fermant les yeux, je découvre les montagnes et l’eau pure au fond de mon propre cœur. Assis tout seul à boire du thé dans le silence, je sens qu’elles deviennent une part de moi-même. Quoi de plus merveilleux pour celui qui, comme moi, suit la Voie du Thé ?

Voici ma réponse : l’harmonie de l’hôte et de l’invité, créée par la rencontre de deux cœurs et le partage d’un bol de thé. »

(« Vie du Thé, Esprit du Thé », Soshitsu Sen)



Le Livre du Thé

« la cérémonie du thé est un culte basé sur l’adoration du beau parmi les vulgarités de l’existence quotidienne. Il inspire à ses fidèles la pureté et l’harmonie. Il est essentiellement le culte de l’Imparfait, puisqu’il est un effort pour accomplir quelque chose de possible dans cette chose impossible que nous savons être la vie »

Kakuzo OKAKURA


« Le rituel du thé, cette reconduction précise des mêmes gestes et de la même dégustation, cette accession à des sensations simples, authentiques et raffinées, (…) a cette vertu extraordinaire d’introduire dans l’absurdité de nos vies une brèche d’harmonie sereine (…). Le silence se fait, on entend le vent qui souffle au dehors, les feuilles d’automne bruissent et s’envolent, le chat dort dans une chaude lumière. Et dans chaque gorgée, se sublime le temps. »

Muriel Barbery : « L’élégance du hérisson »